Ignace – Les taxes de Trump angoissent Macron
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Le processus hallucinatoire qui nous fait expérimenter l'illusion du bardo n'est pas différent de celui qui nous fait percevoir l'univers tel qu'il nous apparaît ordinairement, cette perception étant elle aussi tout à fait illusoire. Quoiqu'il en soit, notre perception de l'univers nous semble extrêmement réelle, solide, du fait des tendances inconscientes qui habituent notre esprit à appréhender comme réel ce qui est irréel, comme permanent ce qui est impermanent, comme plaisir ce qui est en réalité souffrance... Ces mêmes tendances inconscientes continuent après la mort à conditionner ce processus de création d'illusions qu'est la traversée du bardo.
Si le défunt comprend que ces visions sont ses propres créations, il fusionne avec elles et se libère. Il se dissous dans la non-dualité et devient un bouddha.
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Au lieu d'être une démarche consciente, pour un être ordinaire le passage d'une existence à une autre est un processus totalement incontrôlé, semblable à un cauchemar, un état hallucinatoire.
Pour illustrer la dimension illusoire et trompeuse de ce qui est expérimenté dans le bardo au moment d'entrer dans une nouvelle existence, nous citerons une anecdote extraite de la biographie de Drugpa Künley, grand yogi tibétain. Cet être totalement éveillé adoptait un aspect et une conduite extérieure plutôt choquants et pouvant prêter à confusion : il était volontairement non-conformiste et se moquait des institutions et des gens en place, afin de permettre à chacun de secouer routines et habitudes et de prendre conscience de ses propres erreurs.
Un jour, donc, il vit un jeune âne près d'un monastère et, s'adressant aux moines, il leur dit : « Vous croyez que c'est un petit âne, mais en fait c'est votre abbé, celui qui est mort il n'y a pas si longtemps, et savez-vous ce qui lui est arrivé ? Eh bien, dans le bardo, il a cru entrer dans un magnifique palais de cristal alors qu'en fait il entrait dans la matrice de l'ânesse ! »
As-tu reçu l'enseignement du sage gourou initié au mystère du bardo ? Si tu l'as reçu, rappelle-le à ta mémoire et ne t'en laisse pas distraire par d'autres pensées. Conserve fermement ton esprit lucide. Si tu souffres, ne t'absorbe pas dans la sensation de la souffrance. Si tu éprouves un reposant engourdissement d'esprit, si tu te sens t'enfoncer dans une calme obscurité, un apaisant oubli, ne t'y abandonne pas. Demeure alerte. Les consciences qui ont été connues comme étant (nom du mourant) tendent à se disperser. Retiens-les unies par la force de l'Yid kyi namparshéspa. Tes consciences se séparent de ton corps et vont entrer dans le Bardo. Fais appel à ton énergie pour les voir en franchir le seuil en ta pleine connaissance. La clarté fulgurante de la Lumière sans couleur et vide va, plus rapide que l'éclair, t'apparaître et t'envelopper. Que l'effroi ne te fasse point reculer et perdre conscience. Plonge-toi dans cette lumière. Rejetant toute croyance en un ego, tout attachement à ton illusoire personnalité, dissous son Non-être dans l'Etre et sois libéré. Peu nombreux sont ceux qui, n'ayant pas été capables d'atteindre la Libération au cours de leur vie, l'atteignent à ce moment si fugitif qu'il peut être dit sans durée. Les autres, sous l'effet de l'effroi ressenti comme un choc mortel, perdent connaissance.
Tirer un roman du Livre tibétain des morts, pour le rendre accessible au public occidental, tel était le désir du cinéaste Bruno Portier. Depuis 2000 ans, les sages du Toit du Monde y décrivent le voyage post mortem de la conscience, afin d’aider ceux qui viennent de mourir à faire le meilleur parcours possible. Le résultat est une sorte de scénario de film. Anne et Evan, un jeune couple de Français en vacances, traverse une zone isolée de l’Himalaya, quand un vieux paysan tibétain provoque involontairement un dérapage de leur moto, qui s’écrase dans un ravin. Evan n’a que la jambe cassée, mais Anne meurt. Au lieu de chercher du secours, le paysan s’occupe aussitôt de l’esprit d’Anne, à qui il récite le début du Livre des morts, le Bardo Tödol. Le roman devient alors tridimensionnel. D’un côté, nous sommes toujours dans la montagne, avec le malheureux Evan, furieux que le vieillard marmonne ses prières au lieu d’appeler à l’aide. De l’autre, nous suivons l’esprit d’Anne, qui ne comprend pas ce qui lui arrive et croit devenir folle. À un troisième niveau, nous apparaît, par flash, toute la vie de la jeune femme. Progressivement, guidée par les paroles du sage, Anne assimile l’existence qu’elle vient de traverser et se dirige vers une réincarnation consciente. Un puzzle réussi.
"Je me suis aussi beaucoup inspiré d’un Livre des morts Tibétain – celui dont on parle dans le film, que j’ai découvert à l’âge de 18 ans, à une époque où je lisais beaucoup de choses au sujet de la mort et de la réincarnation. Je me suis vraiment énormément renseigné sur ce livre, apprenant au passage qu’il avait aussi beaucoup inspiré Philip K. Dick, et j’ai décidé d’adopter sa structure au moment de la mort d’Oscar. Ce livre parle du voyage de l’esprit qui s’effectue entre la mort et la réincarnation, un voyage censé durer 49 jours. Je n’ai pas été fidèle à 100% au bouquin, mais j’ai quand même tenu à bien mettre en scène ce voyage astral totalement dis-fonctionnel et lumineux, d’où l’importance, surtout dans la scène de fin, de ces jeux de lumière lors des scènes de baise à l’hôtel, où la lumière émane des corps."Dans le film, Alex à prêté un exemplaire du Bardo Thödol à Oscar pour qu'il le lise. Une scène les montre tous les deux en train de discuter du livre.
[...] et la conscience-connaissance, l'ensemble de cette activité, composée de moments séparés, prend le nom d'esprit.
Or, ce qui entre dans l'état intermédiaire (bardo) c'est, d'après les Lamaïstes, une des parties qui formaient l'esprit: la conscience-connaissance contenant en elle, la somme des impressions qui se sont emmagasinées dans le « conscient» et dans le «subconscient» de l'individu pendant sa vie passée.
D'après les Tibétains et certains de leurs voisins de l'Inde et du Népal. la «conscience» de l'homme vulgaire, mort au cours d'un évanouissement, sans se rendre compte de ce qui lui arrivait, se trouve fort désemparée dans sa nouvelle condition. Elle ignore le changement qui s'est opéré dans son état: elle se trouble et s'épouvante tandis qu'elle s'efforce sans y
parvenir, de réoccuper, dans ce monde, la place qui était la sienne du vivant du corps auquel elle était attachée. Dans cet état d'agitation, le pouvoir de se diriger, de résister à la pression du karman qui l'entraîne, lui fait défaut. D'autres vont lui venir en aide.
Déjà, pendant l'agonie, le lama ou le laïque compétent qui assistait le mourant, lui a bien recommandé de laisser échapper sa «conscience» par le sommet de son crâne, car toute autre issue conduit à une mauvaise renaissance. Mais encore, ici, le moribond, dénué d'entraînement spécial, est incapable de s'aider lui même et le rite du «transfert» intervient. En langue tibétaine, ce rite est dénommé phowa (prononcer powa de pho, faire changer de place, transférer). La partie essentielle du phowa consiste dans l'éjaculation sur un ton suraigu, très particulier, de la syllabe hik, suivie de la syllabe phat. Ces deux syllabes sont tenues pour être des mantrams, c'est-à-dire des mots dont les vibrations - si leur son propre a été correctement émis - ont le pouvoir de produire certains effets sur l'esprit et sur la matière.
En principe, le hik, répété plusieurs fois, fait graduellement monter la «conscience» jusqu'au sommet du crâne et le phat l'en fait jaillir. Il arrive que des mystiques tibétains pratiquent ce rite pour eux-mêmes afin de se suicider, comme certains yoguis hindous s'étouffent, volontairement, en pratiquant la rétention du souffle au cours d'une transe. Toutefois, d'après les bonnes gens du Tibet, le rôle du phowa ne se limite pas à l'extraction de la «conscience» hors du corps du mourant, ou du mort en qui elle s'attarde, il transfère, aussi, celle-ci dans un lieu bienheureux, généralement au Paradis occidental de la Grande Béatitude (Noub Déwatchén, en sanscrit: Sukhavati) dont rêvent, aussi, les foules bouddhistes de la Chine et du Japon.
En réalité, l'usage du phowa pour diriger la «conscience» des morts, doit s'inscrire en marge de la science magique du «transfert» ou de la «résurrection». Celle-ci consiste à séparer la partie mentale de la personnalité - la sienne ou celle d'autrui - et à transférer celle-ci, temporairement ou définitivement, dans un corps humain ou animal, soit que ce corps ait été abandonné, au moment de la mort, par l'esprit qui y était uni, soit que le magicien l'en ait délogé de vive force. Dans ce dernier cas, le magicien peut transférer l'esprit sans domicile dans un corps mort depuis peu, s'il s'en trouve à sa portée, ou bien arracher de nouveau un autre esprit de son logis, pour abriter le premier [...]
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