mercredi 23 mai 2012

Ramana Maharshi et l'extériorisation

Le bonheur est la nature même du Soi ; le Soi et le bonheur ne sont pas distincts. Le bonheur ne se trouve dans aucun objet du monde. Du fait de notre ignorance nous croyons que les objets nous procurent le bonheur. Quand le mental s'extériorise, il éprouve de la souffrance. En vérité, ses désirs une fois satisfaits, il retourne à sa source et jouit du bonheur qui n'est autre que le Soi. De la même manière, dans les états de sommeil, de samadhi et d'évanouissement, et quand l'objet désiré est obtenu ou l'objet indésirable éliminé, le mental se tourne vers l'intérieur et jouit du pur bonheur du Soi. Ainsi le mental erre sans cesse, tantôt il abandonne le Soi, tantôt il y retourne. Il est agréable d'être à l'ombre d'un arbre ; dehors, la chaleur du soleil est brûlante. Quand on s'est promené sous le soleil, on apprécie la fraîcheur de l'ombre. Celui qui n'arrête pas de passer de l'ombre au soleil et du soleil à l'ombre est un insensé. L'homme avisé reste toujours à l'ombre. De même, le mental de celui qui connait la vérité ne quitte jamais le Brahman [la réalité impersonnelle absolue]. Le mental de l'ignorant, au contraire, se mêle aux choses du monde et, se sentant misérable, il retourne vers le Brahman un court instant afin de goûter le bonheur. En fait, ce qui est appelé monde n'est autre que pensées. Quand le monde disparaît, c'est-à-dire quand il n'y a pas de pensées, le mental fait l'expérience du bonheur ; inversement, quand le monde apparaît il éprouve douleur et souffrance.
Ce qui est assez terrible pour nous c'est que nous vivons dans des sociétés humaines totalement basées sur le paraître sur l'extériorisation. Le qu'en dira t on. Et c'est véritablement une douleur en fait. Personnellement je souffre quand je vois cet exhibitionnisme partout. Il nous est demandé sans arrêt de nous identifier : que fais tu, qu'as tu fait ?

 Cette projection permanente qui est exigée tout le temps est le contraire de ce qui peut nous amener à la paix intérieure. En gros si on doit faire un truc on le fait bien si possible mais après on devrait pouvoir se reposer en Soi. On n'a pas besoin de toujours être dans le théatre et dans l'activité mondaine.

 Je me demande vraiment ce qui peut encore facniner les gens au sujet des autres hommes. On est tous sensiblement pareil. Moi ça ne m'intéresse pas vraiment. Je préfère étudier les plantes, ou les animaux car là au moins je ne connais rien.

Schopenhauer et la pensée Indienne

Pas encore lu mais je le note sur le blog en prévision.
 «Je ne crois pas, je l'avoue, que ma doctrine aurait pu se constituer avant que les Oupanichads, Platon et Kant aient pu jeter ensemble leurs rayons dans l'esprit d'un homme ».


Schopenhauer et la pensée indienne de Lakshmi Kapani   -   ISBN : 9782705681456

PRÉSENTATION : Le but de ce livre est de combler une lacune philosophique et philologique. Le lecteur est frappé, en effet, de constater que beaucoup d’études consacrées à Schopenhauer, tantôt contournent les nombreuses allusions faites par le philosophe à des textes brahmaniques et bouddhiques, tantôt se bornent à répéter le texte même de Schopenhauer, sans prendre une distance critique, faute de connaître les textes en question dans leur version originale. Il fallait donc fournir des références précises des textes sanskrits avec les explications requises, en situant les textes et les notions philosophiques dans leur contexte, afin de rétablir une interprétation plus juste. En effet, l’intégration des données indiennes dans sa propre philosophie, cette espèce de greffe qu’opère Schopenhauer n’a pas toujours réussi. C’est pourquoi il y a lieu de s’interroger sur les causes de cet échec et de rectifier les erreurs de l’interprétation qui court encore même sous des plumes éminentes. Au lieu de lire l’œuvre d’Arthur Schopenhauer à travers des lunettes indiennes, ayant les catégories de la pensée indienne présentes à l’esprit, ou encore, au lieu de poser la question d’une influence éventuelle, on a plutôt cherché dans cet ouvrage à souligner l’originalité de sa réflexion philosophique et de revoir sa propre contribution dans l’histoire des idées. En tout cas, cette référence constante de Schopenhauer à la pensée brahmanique et bouddhique et sa place significative dans son œuvre sont loin d’être purement anecdotique et décorative. Quelles furent alors les causes de son attirance et de sa fascination pour les philosophies, les religions et les sagesses de l’Inde ? – Le lecteur trouvera ici des éléments de réponse à cette question pertinente.

AUTEUR : Lakshmi Kapani, docteur ès lettres et sciences humaines (Paris IV-Sorbonne, 1987), est professeur émérite de philosophie indienne et comparée à l’université de Paris X-Nanterre. Elle est notamment l’auteur de La notion de samskara dans l’Inde brahmanique et bouddhique (Collège de France, 1992). 252 pages - 14 x 21 - 2011
 http://www.editions-hermann.fr/

mardi 22 mai 2012

Big Bang (remise en question)

Oui car en fait l'expansion est une expansion dans toutes les directions et de tous les points.... Ce qui est extraordinaire pour moi c'est que ça confirme ce que disaient des courants platoniciens comme celui de Rudolph Steiner qui a toujours dit que les "formes" étaient moulées de l'extérieur vu par la vision spirituelle.



Le big bang au placard par DhyanChohan

Brassens (divers docs)

Très beau doc sur la vie de Brassens chez la Jeanne et l'Auvergnat.


Brassens et la Jeanne par mineapoli

Superbe Film.

lundi 21 mai 2012

Fin de l'argent liquide et serveur central

"En 2050, les tirelires seront reléguées au rang d'objets de collection : la mort des espèces est prévue par le futurologue Ross Dawson en 2033. Problèmes de contrefaçon, peur du vol, développement du commerce électronique... Autant de facteurs qui font de la monnaie une espèce en voie d'extinction. Selon un sondage Ifop pour Wincor Nixdorf en 2010, 67% des moins de 35 ans ont le sentiment de payer moins en liquide qu'auparavant. Sachant que 58 millions de nouvelles pièces et billets sont édités chaque année dans la zone euro, voilà qui devrait faire faire des économies aux banques centrales nationales. 
http://www.journaldunet.com "
Les gens ne se rendent pas compte de la spirale technologique infernale dans laquelle ils s'engouffrent avec leur putain de joujou : le téléphone portable. C'est déjà un enchaînement psychologique et il n'y a qu'à regarder les jeunes ados complètement accros.

La voiture, le téléphone portable, internet et peut être un jour puce implantée sous la peau en connection au compte en banque ? Triste avenir. Triste présent déjà. On peut imaginer que la disparition de l'argent concret est pour très prochainement.

Et ce jour là nul ne pourra vivre sans être relié à un compte en banque et à un fichier central avec tout le descriptif de l'individu. Si seulement les gens pouvaient se réveiller on pourrait espérer mais selon moi la force de tous ces jouets sera plus forte. Chacun sera prêt à toutes les compromissions pour obtenir la panoplie complète de l'esclave moderne. C'est la force du conformisme.

 Moi aussi je suis passé par la dépendance au téléphone donc je connais. Mais c'était ces anciens téléphones qui ne servaient qu'à téléphoner ! Un jour tout sera connecté : la bagnole, l'ordi au boulot, le compte en banque, les amis sur face book... le frigo... Putain l'enfer ! Je ne peux pas vivre dans cet enfer.

Je suis trop lucide. Et j'ai peur. Très peur. Je sais que ce monstre froid va me broyer. Je le sais. Suis je le seul ? Je sens le piège se refermer sur moi. Les gens ne désirent donc pas la liberté + que tout au monde ? Ce projet moderne est monstreux.